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Paysage afrique origami avec animaux

L’Origami est une pratique très populaire. Mais connaissez-vous toutes les formes que peut prendre le fameux art japonais de pliage ? Dans cet article, vous découvrirez les cinq techniques majeures de l’origami moderne, que tout plieur devrait connaître.

L’origami modulaire

Cette branche de l’origami consiste à créer un assemblage de plusieurs modules, obtenus avec quelques plis basiques. De cet assemblage de modules résulte des formes variées : animaux multicolores, vases, fleurs et autres objets décoratifs. Avec l’origami modulaire, l’origamiste peut créer des formes plus ou moins complexes, et varier les possibilités et styles permis par l’origami traditionnel obtenu à partir d’une unique feuille de papier.

Les traces de cette technique d’assemblage de modules remontent jusqu’en 1734, mais il a fallu attendre 1960 pour que l’origamiste Robert Neale réinvente cette technique et explore les possibilités de cette discipline manuelle encore inexploitées par ses prédécesseurs.
Avec cette technique d’imbrication ont été réalisés des modèles connus comme le Penultimate system de Neale, un dodécaèdre (forme géométrique à 12 faces) composé de 30 modules en papier.

Penultimate system de Robert Neale

L’origami modulaire, aussi appelé Origami 3D, se caractérise notamment par un résultat offrant un volume particulier, obtenus par des dizaines ou centaines de modules triangulaires épais permettant dapporter de la dimension au modèle.

Origami modulaire décoration chinoise cygne

Wet folding

Le wet folding, ou pliage humide en français, est une technique caractérisée par l’humidification du papier avant le pliage. Grâce à ce procédé, l’origamiste créé des formes moins symétriques et donc plus naturelles, donnant au modèle un aspect proche de la sculpture.

Le pliage humide a été mis au point par celui qui est considéré comme le maître de l’art japonais du pliage, Akira Yoshizawa. Pour ce dernier, l’important, dans l’art de l’origami était de pouvoir représenter et donner vie à ses modèles plutôt que de se cantonner à des formes géométriques. Mais l’artiste le plus renommé dans cette pratique reste sans nul doute Éric Joisel, dont certains des pliages ont même été exposés au Louvre ou vendus pour plusieurs milliers de dollars.

Spécialisé dans la création de modèles d’êtres vivants, Joisel a réalisé des créatures humanoïdes comme, à l’image de son fameux nain.

Bien que ce modèle ne mesure que quelques dizaines de centimètres, l’artiste a également réalisé des œuvres atteignant plusieurs mètres. Celles-ci pouvaient demander des années de conception, et des centaines d’heures de pliage. Joisel fût notamment inspiré par le plieur japonais Yoshizawa, et son autoportrait en pliage de papier.

Origami modèle autoportrait akira yoshizawa

Le froissing

Le froissing, encore peu répandu, est une technique de façonnage où l’artiste froisse le papier d’une façon spécifique, présente des formes à l’aspect organique.
Vincent Floderer, auteur de nombreuses œuvres emblématiques comme l’Artichaut, est le principal artiste pratiquant cette technique, et forme, en compagnie d’autres origamistes et des scientifiques de divers domaines, le Centre de recherche international en modélisation par le pli (CRIMP). Ce collectif développe des techniques de pliage et de froissage pour faire avancer les recherches sur ce type de structures dans d’autres domaines comme l’architecture.

Origami froissage modèle artichaut de Vincent Floderer

Il faut savoir que le froissing est considéré comme une pratique controversée par la communauté d’origami car trop aléatoire, pour être pleinement accepté comme technique à part entière par cet art japonais demandant rigueur et technique.
À l’occasion d’expositions, installations, séminaires ou autres événements, le CRIMP, conçoit régulièrement des œuvres massives, prouvant leur expertise et savoir-faire.

origami froissing gros plan

L’action-origami

L’action-origami se caractérise par l’obtention de modèles interactifs offrant donc une expérience riche, même après leur pliage, au contraire de l’origami traditionnel.
Les modèles les plus représentatifs sont certainement la grenouille sauteuse, ou la cocotte en papier.

Modèle origami cocotte en papier

Mais au-delà de ces modèles simples, des interactions bien plus complexes peuvent être obtenues, à l’image de l’origami Spring Into Action de Jeff Beynon.

Le box-pleating

Technique d’origami inventée par Neal Elias, le box-pleating se traduit par le pliage de la feuille de façon à obtenir une grille, qui sera employée pour créer des formes complexes. Le principal point fort de cette pratique est qu’elle donne la possibilité de réaliser des formes plus complexes à l’aide d’un nombre illimité d’angles.

Modèle d'origami boîte technique de box pleating

Pratique apparue au début des années 60, le box-pleating a été popularisée par l’artiste Neal Elias. Cette technique de pliage se popularisait à un moment où les plieurs, se sentant limités par les techniques conventionnelles, ressentaient le besoin de créer des formes détaillées.

Réputée encore aujourd’hui comme une des pratiques les plus techniques offrant beaucoup de possibilités, certains spécialistes d’origami dispensent des cours avancés, comme l’artiste Arijan Abrashi, concepteur de Carnival in Venice, qui vend aujourd’hui sa formation en ligne pour 119$.

Modèle origami carnival in venice de Arijan Abrashi

Chacune de ces techniques de pliage listées offre un résultat bien caractéristique et toutes divergent les unes des autres, tous les gouts y trouvent leur compte.
Avez-vous une pratique de pliage préférée parmi celles-ci, ou bien avez-vous développé votre propre technique ?
Cet article sur les techniques d’origami vous a intéressé ? Dites-nous en commentaire si vous en voudriez d’autres comme celui-ci, ou si vous aimeriez qu’on développe certains sujets !

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